La déontologie de l’avocat

La déontologie de l’avocat

L’avocat informe et conseille
L’avocat protège et défend les intérêts de son client
L’avocat veille à ce que son client puisse faire valoir ses droits
L’avocat est le mandataire du client
Le droit de l’avocat au paiement de ses honoraires

Déontologie de l’avocat : un devoir de « dignité, conscience, indépendance, probité et humanité ».

L’avocat est soumis à un code de déontologie qui est avant tout un code de conduite.

La déontologie est l’ensemble de règles juridiques et éthiques qui s’imposent aux avocats dans leurs relations avec leurs clients, leurs confrères et les magistrats.

L’avocat informe et conseille

Depuis le 01 janvier 1992, les professions d’avocat et de conseil juridique ont été fusionnées pour n’en former qu’une seule, sous le vocable unique d’avocat.

Ainsi,  un avocat est le seul partenaire juridique qui vous assiste et vous défend dans tous les domaines, aussi bien particuliers que professionnels.

Toutefois, en application de son devoir de déontologie, l’avocat a une liberté de choix de son client. Ainsi par exemple, pour des raisons de conflit d’intérêt, il ne peut être le conseil de plusieurs parties dans la même affaire et pourra alors refuser un client.

L’avocat protège et défend les intérêts de son client

De manière générale, l’avocat doit protéger les intérêts de son client. Il doit l’informer et le conseiller sur les différentes procédures à suivre, le tenir au courant de l’évolution de son dossier.

L’avocat veille à ce que son client puisse faire valoir ses droits

A ce titre, l’avocat a une obligation de confidentialité notamment en ce qui concerne les correspondances échangées avec son client. De plus, l’avocat est soumis au secret professionnel. Il doit protéger les confidences reçues de son client, et ne peut les divulguer, quand bien même son client révélerait sa culpabilité. Ces obligations sont nécessaires afin que l’avocat puisse prendre connaissance de toutes les informations et données du problème de son client, pour pouvoir efficacement, défendre ses intérêts.

Il doit y avoir entre un avocat et son client une relation de confiance.

Par la suite un avocat va trier ce qu’il est utile de révéler et ce qu’il est préférable de taire.

Dans tous les cas il ne pourra dévoiler des informations qu’avec l’autorisation de son client.

L’avocat est le mandataire du client

Le client mandate son avocat, ce qui signifie qu’il y a un lien contractuel les unissant. L’avocat respecte rigoureusement les limites de la mission qui lui est confiée par son client. Il doit respecter sa volonté.

L’avocat rédige et transige à la place de son client. Par la suite, si le conflit n’a pas pu se résoudre à l’amiable, l’avocat représentera son client lors d’un procès.

Le droit de l’avocat au paiement de ses honoraires

L’avocat a droit au paiement de ses honoraires. Il peut fixer librement ses honoraires en accord avec le client et ce, dès le premier rendez-vous. Ce faisant, une convention d’honoraires peut être établie. L’avocat gratuit n’existe pas mais ses honoraires peuvent être pris en charges  par l’aide juridictionnelle dans le cas où le client rempli les conditions de ressources et où l’avocat l’accepte.

La profession d’avocat est organisée en barreaux autonomes. De surcroit, a été institué un Conseil national des barreaux qui représente l’ensemble de la profession auprès des pouvoirs publics et a une fonction « d’harmonisation » de l’action des barreaux.

Ainsi, la profession d’avocat étant rigoureusement encadrée, le client peut légitimement lui accorder sa confiance.