Le licenciement des cadres dirigeants

Le licenciement des cadres dirigeants

Qu’on se le dise, le passage d’un cadre dirigeant dans une société est aujourd’hui plus court qu’hier. Face à ce turn-over des dirigeants, lié certainement aux nouvelles contraintes économiques des entreprises modernes ainsi qu’à leur changement de structure de propriété (on pense par exemple au fonds de pensions), ceux-ci doivent intégrer ce facteur dès la négociation d’embauche,  pour mobiliser les outils et les acteurs juridiques en mesure de les préserver contre une trop grande précarité.

On se bornera ici à citer les clauses de garantie d’emploi, de non concurrence négociées à bon escient, le rallongement du préavis en cas de licenciement ou encore les clauses « parachutes » (indemnité contractuelle de licenciement).

Face à la tentation de certaines sociétés de « trancher des têtes » pour apaiser le courroux du fond d’investissement, les salariés dirigeants (particulièrement les SSII, où ce problème prend une coloration particulière en raison des structures de marché en jeu) doivent aujourd’hui mettre  mouvement et à leur profit les « défenses » aujourd’hui existantes. Un avocat en droit du travail intervenant dès la négociation du contrat de travail assurera à son client un procédure victorieuse devant les prud’hommes.

Le licenciement d’un cadre dirigeant doit en effet imposer un arbitrage, a tout le moins financier, à ceux qui le décident.

A  ce sujet, voir l’excellent article du 18/03/08 du journal les Echos, avec notre participation.